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Ancienne Mairie


En 1809, la Municipalité et le Maire M. Touche font l’acquisition d’une maison appartenant aux héritiers de M. Delahaye et décident d’y installer les différents établissements publics manquant à la commune et pourtant nécessaires. A savoir : un local pour la tenue des audiences du juge de paix, un autre pour former un corps de garde, une chambre pour faire un dépôt de sûreté, et un logement pour l’instituteur. Le 1er mai 1844, M. le Maire le Marquis d’Argent a quitté cette mairie pour l’Hôtel de Ville actuel.

le_clochercloyes_RElle est très ancienne puisque datant des environs de l'an 1000.
Conçue à l'origine pour une église paroissiale, elle fut vite annexée par le Seigneur féodal qui s'en réserva l'usage.
En 1114, Renaud Percehaie, Seigneur de Romainville, pour réparer l'injustice commise par sa famille, la rendit publique et en fit don aux Moines de Thiron qui possédaient déjà Notre Dame d'Yron.

Moulin à Tan

Le tan est une poudre menue qui sert à la première préparation des cuirs. Elle est faite d’écorce de jeune chêne battue dans de gros mortiers par la force des roues d’un moulin à tan.
Un moulin à foulon existait, au XVIIème siècle, près du grand moulin, car en janvier 1661 « Guillaume Lefebvre, officier de la Reyne, mère du Roy, donne à bail le moulin à drap assis au bout du Grand-Pont ». Un autre moulin à draps était assis plus loin en aval, sur la rivière du Loir, à la Galoire, en 1540.
L’usine était située sur la gauche en amont du pont de Cloyes sur un bras de dérivation du Loir dite Rivière des Graviers d’une longueur de 470 m environ. Elle prend son origine dans le Loir au moyen d’une grille placée dans la berge gauche à 450 m environ en amont des grands moulins de Cloyes. Elle rend ses eaux au Loir immédiatement au-dessous du Moulin à tan à quelques mètres en amont du pont de Cloyes jeté pour le passage de la route nationale 10.
En 1808, c’est le sieur Sudret qui est propriétaire de ce moulin et en septembre 1847, Melle Elisa Marchand propriétaire fait une demande pour le remplacement de l’ensemble des poutres en place par de nouvelles et le changement de la vanne. Ses ouvrages d’eau se décomposaient d’une vanne motrice et de deux vannes de décharge à la suite. La distance entre les culées du passage d’eau était de 3m 80, elle se divisait comme il suit ; une vanne motrice de 87cm de large, une seconde vanne à la suite servant de décharge ayant 75 cm de large. Une troisième vanne à la suite servait également de décharge et ayant 74cm de large et enfin les poteaux au nombre de 4 séparant chaque vanne ayant ensemble 1.44m.
En 1848, M. le Préfet autorise Melle Elisa Marchand, à faire des travaux sous la 3ème arche du pont de Cloyes pour la rendre accessible aux voitures transportant les écorces de chênes en vue de fabriquer le tan. Jusqu’à maintenant, elle ne pouvait faire passer les voitures que sous la seconde arche qui trop basse, l’obligeait à ne faire que des demis chargements.
La prise d’eau pratiquée pour actionner ce moulin à tan avait été réglementée par un arrêté préfectoral du 11 septembre 1860.
En 1865, le vannage avait été refait à neuf, par M. Beauchamp propriétaire. A cette époque il existait un déversoir spécial pour le moulin à tan situé à environ 80 mètres en amont de l’usine, sur la rive droite du bief. Il avait 8m de longueur. Le vannage était composé de deux vannes à côté et à gauche de la roue, de 0.79m et 0.78 de largeur.
10 septembre 1887, M. Beauchamp demande à remplacer la vanne prescrite par deux vannes ayant chacune 1.00m de large. Par un recollement du 13 août 1888, nous apprenons que ces vannes font 1.10m de large. Le déversoir de cette usine est reconstruit à l’identique et au même endroit le 9 mars 1892, c’est-à-dire 8m de long et sa largeur est de 2.60m la pente transversale est de 0.26m.
Depuis la mort de M. Beauchamp survenue le 22 avril 1903 l’exploitation du moulin à tan a été abandonnée tout comme l’entretien de la jetée qui sépare ce bras du lit principal. En 1911, le moulin est mis en vente par Mme Isambert propriétaire.
Suite au bombardement de 1944, le moulin déjà en mauvais état n’a pas résisté seuls sont restés les bâtiments en dur. Aujourd’hui, du chalet il ne reste que le puits.

Place Gambetta


Sur cette place qui s’appelait autrefois place St. Lubin se dressait une église du même nom. Cette vaste église de 22m de longueur pour 19 m de largeur s’étendait de la rue jusqu’à la rivière des graviers, dont la séparait les bâtiments du presbytère. Elle servait au culte depuis le XIIème siècle jusqu’à la Révolution. Elle avait été déclarée domaine national par la loi du 5 novembre 1790 et, le 7 juin 1791, le Conseil Général propose la suppression de Saint-Lubin.
Le presbytère a été d’abord utilisé comme maison commune, mais jugé trop incommode, on lui préféra celui de St ; Georges. Le presbytère, avec le jardin (ancien cimetière qui se situait jusqu’en 1643 à côté et derrière l’église), puis l’écurie, grange, cave et dépendance jouxtant le Loir. Le 2 septembre 1796, le tout est vendu au citoyen Biard, cultivateur et maire de Cloyes.
En 1826, elle était divisée en 3 parties, la 1ère comme resserre à fourrage, la 2ème à un marchand de bois et la 3ème à un marchand tailleur.
Dans la nuit du 11 au 12 janvier 1826, un incendie dont l’origine reste inconnue ravage complètement l’édifice. L’incendie commença dans l’écurie de M. Prudhomme, aubergiste et gagna rapidement les greniers à fourrage et la maison. L’incendie fut d’une telle violence que le pâté de maisons parut condamné. Dans la journée, le maire, M. le Marquis d’Argent, fit abattre le reste du pignon de l’église et quelques restes de constructions qui menaçaient ruine.

Dès le 26 janvier 1826, le Conseil Municipal décide d’établir à cet endroit une place publique pour y accueillir les marchés. A cette époque, la commune ne disposait que de la place se situant devant l’hôtel St. Jacques.
En avril 1827, la ville fit l’acquisition de l’enclos St. Lubin comprenant l’ancien presbytère, alors converti en auberge, divers bâtiments situés derrière avec le jardin allant jusqu’à la rivière des graviers et le 26 octobre 1828 eut lieu l’adjudication. Le 17 mai 1830, le moment est arrivé d’utiliser la place St. Lubin pour y placer divers marchés.
Après discussion, il est décidé d’adopter les dispositions suivantes :
Le marché aux grains et graines de toutes espèces doivent être étalées à l’entrée de la place.
Tous les étalagistes qui stationnaient dans la grande rue seraient placés au fond de la place St. Lubin en travers de la dite place afin que le grande rue soit entièrement libre et les jardiniers se placeraient devant l’Hôtel St. Jacques.
Les voitures entreront par le passage réservé le long des propriétés et sortiraient par un 3ème passage au milieu de la place.
En 1837, considérant que l’école, la mairie et la justice sont établies dans un vieux local, il fut décidé de procéder à la construction d’un Hôtel de Ville sur la place appartenant maintenant à la commune, dans lequel seraient compris la mairie, la maison d’école communale, la justice de paix et le dépôt de sureté
En février 1840, un arrêté municipal oblige les marchands sans boutique ni étalage à ne vendre que sur cette place. Cette décision nécessite le prolongement et nivellement de la place pour obtenir l’emplacement nécessaire. En 1848, la commune de Cloyes avait 4 foires qui étaient fixées au 1er samedi de janvier, d’avril, de juillet et de novembre et en cette même année, la place est nivelée et 2 ruisseaux allant de l’Hôtel de Ville à la Grande Rue sont tracés à 2 mètres des habitations. Ces ruisseaux seront pavés l’année suivante. Il est demandé que les propriétaires riverains de la place consentent à faire des trottoirs au-devant de leur maison ou tout au moins à en placer les bordures et alors la ville fera établir à ses frais deux ruisseaux en pavés carrés de Bonneval et de largeur suffisante
Devant l’importance prise par le marché au blé, à partir du 26 octobre 1872, les marchands ambulants tiendront leur marché autour de l’église et dans la rue St. Georges
Le 10 août 1883, la place St. Lubin devient place Gambetta (Homme politique Français 1838-1882) .
Par arrêté préfectoral du 21 octobre 1892, un marché franc aux bestiaux de toutes espèces se tiendra le 1er samedi de chaque mois. (Sous le nom de marché franc, on désigne une convention passée sans payer de droit de vente)
En 1907, le conseil considérant que le place Chanzy était déjà surchargée décide que le marché aux chevaux se tiendra sur la place Gambetta. En 1911, il est décidé que les boutiques foraines sises sur la place de l’Hôtel de Ville les jours de marchés seront dressées sur le milieu de cette place et adossées de manière que la circulation des voitures se fasse de chaque côté, le long des trottoirs
En 1952, il est décidé de confier la réfection et le goudronnage de la place aux Ponts et Chaussées
En 1969, il est décidé que le marché aurait lieu au centre de cette place, les voitures stationnant autour avec sens giratoire de circulation avec le marquage au sol des bandes de stationnement.
En 1973, il est réalisé, la réfection des trottoirs en goudron noir.
En 1976, le marché du samedi est transféré de la place Gambetta à la place Chanzy. Cette place sera entièrement rénovée en 1991, avec la mise en place d’une fontaine devant l’Hôtel de Ville Cette fontaine sera supprimée en 2002 pour des problèmes de fonctionnement. Le changement de plots dans la rue Nationale et sur la place ainsi que la mise en place des pots de fleurs datent de fin 2012, début 2013 tandis qu’en 2015, il a été installé une borne de recharge pour les véhicules électriques.

Parc Emile Zola


Pour séparer les eaux de la rivière des graviers des eaux du Loir (bief de la Galloire), une chaussée en terre et pierres plantée d’arbres dont la largeur varie entre 3.70m et 8.50m avait été aménagée. Elle n’a résisté à contenir les eaux de la rivière des graviers que grâce à l’entretien dont elle a été l’objet par le propriétaire. Cette bande terrain avait été coupée par une bombe pendant la dernière guerre. La réparation avait été mal faite et l’eau passait en dessous des travaux effectués, si bien que la première partie du déversoir dans la nuit du 18 au 19 avril 1949 et la seconde le 21 février 1950 se sont écroulées. Suite à ces problèmes, cette bande de terrain à commencé à être aménagé en square.
En juillet 1959, la Municipalité reprend une partie de la propriété signée avec M. Agénie, non indispensable à sa fabrication, reprise qui a permis l’agrandissement du square. L’ouverture eut lieu le 1er août de cette même année et le square devient un Parc.

Le 25 mai 1960, le square est baptisé « Square Emile Zola », en souvenir de l’auteur de « La Terre » qui a séjourné à Cloyes pour écrire ce livre.
20 septembre 1961, Ile du Loir, le conseil municipal autorise également M. le Maire à entamer des pourparlers en vue de l’acquisition par la ville de la petite ile située entre le square Emile Zola et le moulin de Cloyes et appartenant à la Coopérative agricole civile de Cloyes.
En juin 1961, la Municipalité décide d’aménager l’ancienne maison Arnault détruite par les bombardements, en reprenant les soubassements et de créer au niveau de la route une aire cimentée comme parc à bicyclette. En 1972, à cet emplacement un bâtiment accueillant aujourd’hui, l’association des Potiers Dunois, avait été construit pour abriter l’autocommutateur des PTT ainsi que la rampe d’accès entre ce bâtiment et le Loir. Ce bâtiment a été acheté par la ville en 1993.
En 1978, il est question de faire passer la déviation de Cloyes dans le parc Emile Zola, pour des raisons de cout minimum. La déviation aurait eu une longueur de 600 mètres seulement.
Le 14 février 1979, La Municipalité achète la parcelle de 1ha 67a 90ca appartenant à M. Busson de Janssens sis au lieu-dit « le pré du moulin » en nature de pré.
En 1980, le chemin du parc Emile Zola, longeant le Loir a été réaménagé. La grille de la rivière des graviers a été changée.
Dans le cadre du « Contrat Petite Ville et Bourg » L’installation des passerelles, l’enrochement du torrent sur 40m2 ainsi que le remblai pour la création du parking appelé aujourd’hui « Parking Flandres-Dunkerque » ont été terminés en mars 1987. Le cheminement entre les 2 passerelles est terminé en juillet 1987. A la fin de l’année 1987, les aires de jeux, de pique-nique et de repos étaient terminés.
De nouveaux jeux seront installés en 1992.
En 2006, c’est la construction de la troisième passerelle qui permet de relier « le côté Beauce au côté perche » de Cloyes-sur-le-Loir. Cette passerelle a une longueur de 30 mètres et pèse sept tonnes. Le lavoir à étage du XIXème siècle a été entièrement reconstruit à l’identique d’après des cartes postales. Ce lavoir était privé, il appartenait à la ferme qui été située au bout du chemin qui mène à la route nationale.
En 2008, la municipalité a décidé de mettre en valeur le parc Emile Zola. Situé en plein cœur de la ville, il est le lieu de promenade privilégié pour de nombreux cloysiennes et cloysiens. Un kiosque à musique, différents sentiers qui amènent les visiteurs à découvrir la vie de 6 différents écrivains ayant vécu dans la région. Pour les plus jeunes, un labyrinthe a été planté, celui-ci abouti à un promontoire, d’où vu d’en haut, ils pourront visualiser l’ensemble du site. Le parc a été mis en lumière par l’installation de projecteurs tout au long des sentiers afin de mettre en valeur le parc.
En 2009, de nouveaux jeux ont été installés pour le plaisir des plus jeunes ainsi que du mobilier pour le bonheur de tous et depuis cette date à lieu tous les ans de juin à septembre des concerts gratuits sous le kiosque à musique ainsi qu’une séance de cinéma en plein air.
Si en 2014, la surface du parking Flandres-Dunkerque a augmenté par la création de la partie engazonnée, 2015, a vu le changement des passerelles et la nouvelle mise en lumière du parc, des lavoirs ainsi que le passage allant de la passerelle à l’arborétum de La Dinoue.
Les lavoirs ont été mis en lumière pour les fêtes de fin d’année 2016 et dans la continuité, des mannequins animeront ces lavoirs pour la période estivale.

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