paysage du Perche

Située à 5 km du bourg, sur la route qui mène à la Chapelle-Royale, le hameau de La Fontaine-Measlet s'appelait Pons-Mellani vers 1100.

En 1120, il devint Pons-Medlai et enfin Fontaine-Meallet en 1389. Cet endroit doit son nom à l'existence de la fontaine miraculeuse d'où s'échappe une eau très limpide, qui, après être passée sous le petit pont, va rejoindre l'Yerre passant à quelques 50 mètres. Une grande croix a été édifiée à côté du petit bassin ainsi d'ailleurs qu'un lavoir.
Ce site constitue un endroit privilégié pour les botanistes car il y pousse une plante fort rare dans le Dunois, de la famille des renoncules, dénommée : Ranunculus Hederacus.

La Rémonière

Ce lieu est situé à six kilomètres d'Arrou, sur un axe secondaire qui permet de rallier La Chapelle-Royale.
Le manoir de la Rémonière était entouré de douves encore visibles par endroits, mais divers documents prouvent que diverses constructions se sont succédé au cours des siècles sur l'emplacement des bâtiments actuels.
En 1586, un aveu mentionne : « l'hébergement de la Rémonière ... auquel y avait anciennement chastel, maison seigneuriale et forteresse, clos de fossés.
Vers 1715 (et sans doute bien auparavant), ces vestiges avaient laissé place à « un château ... consistant en un corps de logis accompagné de deux pavillons ou bas côtés en l'un desquels il y a une chapelle, une cour au milieu, le tout entouré de fossés pleins d'eau, pont-levis pour entrer dans ladite cour, au devant de laquelle est une basse-cour où est d'un côté un logement pour le fermier, écuries, étables, bergeries, remise et puits, derrière lesdits bâtiments un grand jardin planté d'arbres fruitiés, clos de murs de deux côtés et un autre côté d'un canal plein d'eau, à côté duquel jardin et derrière le mur d'icelui est une maison pour le logement du jardinier et devant icelle une pièce de terre plantée en pépinière, l'autre partie servant de jardin à chennevière, contenant le tout ... six arpents ou environ ».
L'édifice actuel date du début du XIXème siècle et les bâtiments de la ferme furent presque entièrement reconstruits vers 1880-1890.
Cette ancienne seigneurie relevait à foi et hommage de la châtellenie de Courtalain. Elle avait droit de justice « jusqu'à cinq sols », et droit de « garenne à connins ».
Son domaine se composait, avant la Révolution, de la basse-cour du château et de trois autres fermes annexées ( La Houvetterie, Les Bouleaux et la Bersonnerie), baillées « à moitié » . son censif, d'une certaine importance, s »étendait sur cinq hameaux voisins, la Chopinière, la Rifaudière, le Puits-l'Evêque, la Gatelière, la Petite-Lulardière, et sur trois moulins à eau, sur l'Yerre, le Ravoy, le Moulin-Blanchard et le moulin des Granges, qui devaient cens et rentes payables chaque année à la Saint-Rémy.
Les jeunes gens qui demeuraient dans l'étendue desdits terroirs étaient obligés, le lendemain de leur mariage, d'apporter au logis du seigneur de la Rémonière un gâteau de farine de froment avec beurre et œufs, « à peine de soixante sols d'amende ».


La Rémonière avait un grand nombre de terres vassales qui étaient les suivantes : partie de la Touche-Hersant (Lanneray), les Ridrets (Saint-Pellerin), la Boullerie, le Pré-de-Madame, le Moulin-Péan, la Buretière, la Hannelière et la Grande-Lulardière (Arrou), à quoi s'ajoutaient les dîmes inféodées sur les terroirs de la Hannelière, Beautanzière, Paillardière, Chènetière, Heurelière, Buretière, Lulardière et Faucherie, perçues par l'abbé du Gué-de-Launay, proche Vibraye, et le curé d'Arrou.
On trouve des personnages du nom de la Rémonière au XIVème siècle. En 1364, Pierre Sadet et dame Marie de la Rémonière, sa femme, cédaient à Me Robin Bourdineau, écuyer, la moitié de la métaierie de la Buretière (Arrou), moyennant la somme de 34 francs or. Un certain Perrot de la Remonière figuire aussi parmi les chevaliers français réunis à Châteaudun, vers 1416, pour la défense de la ville contre les Anglais.
Mais ils ne semblent plus posséder ce lieu qui appartenait, en 1371, à Guillaume de la Forest, écuyer, positivement qualifié « Sire de la Rémonière », dans une transaction sur procès conclue avec Guillame Rolant, prêtre-curé de Blandainville, propriétaire d'immeubles à Arrou.
Guillaume IV de la Forest, né vers 1487, prêtre, chanoine de la collégiale Saint-André de Châteaudun, hérita en 1512, comme fils ainé de feu Pierre de la Forest, entre-autre de la moitié indivise de la Rémonière, à partager avec ses oncles, tantes et cousins dont il racheta les parts au moyen de diverses transactions. Il s'intitulait, en 1534, le 2 août, « seigneur de la Raymonnière ».
Louise de la Forest, l'héritière de la Rémonière, épousa en 1564 ou avant, Guy d'Orval, seigneur de Doubalinville (proche d'Ouzouer-le-Marché). En 1605, leur fils Dorothée d'Orval, écuyer, sieur de la Rémonnière, recevait l'hommage de l'économe de l'abbaye du Gué-de-Launay pour les dimes d'Arrou. Mais ce devait être le dernier possesseur du nom.
En 1611, la Rémonnière appartenait à Mathurine Sureau, veuve d'honorable homme Louis Martin, bourgeois de Bonneval.
La Rémonière, après être restée quelques années indivise, entre ces héritiers, finit par échoir à Mme Piètre, laquelle, alors veuve et qualifiée dame du lieu, recevait le 25 août 1648, une déclaration de cens par Mathieu Bellesort, laboureur à la Buretière.
En 1658, Me Henri Piètre, son fils, conseiller et aumônier du roi, abbé commanditaire de l'abbaye de Notre-Dame de Suilly, seigneur de la Rémonière, transigeait avec Pierre Rointru pour des héritages situés au même endroit. L'abbé Bordas nous apprend que l'abbé Piètre, a fait bâtir à la Rémonière, une petite chapelle à l'honneur de la Sainte Vierge, pour sa commodité particulière, parce qu'il y résidait beaucoup. Elle sert au premier vicaire d'Arrou pour y aller exercer son zèle par les catéchismes, les mardis de l'Avent & du Caème. La Révolution fit disparaitre cette chapelle.
On retrouve, en 1692, Pierre Hubert, sieur de Vaudrenet, avocat au paelement de Paris, né vers 1647, marié à Dangeau, le 16 octobre 1678, avec Jeanne Augier, 19 ans, fille d'Etienne Augier, seigneur de Boutonvilliers et de Villoiseau, qualifié « Sieur de Vaudrenet et de la Rémonière, gentilhome ordinaire de M. le duc d'Orléans ».
La Rémonière passe ensuite à leur fil, Pierre-Henry Hubert de Vaudrenet, écuyer, trésorier de France, seigneur de Thoriau (La Bazoche-Gouet), la Charmoye, etc., lequel, comme ses parents, et depuis la mort de l'abbé Piètre, loua le domaine, en bloc, à un intendant, et se désintéressa du château. Pour l'année 1749, le Sr Charles Hamonnière, notaire de la baronnie de Brou qui jouit des terres de la Rémonière... « Consistant au total en 80 septiers de terre par an ensemencés en bled, et desquels, avec les bien-fonds, rentes foncières seigneuriales et dixmes qui en dépendent, ledit Sr Hammonière fait 1100 livres de rente par an au Sr de Vaudrenet ».
A Pierre-Henry, mort en 1753, succéda sa sœur, Melle Marguerite Hubert de Vaudrenet, dernière du nom, qui elle-même, quelque temps après, délaissa la Rémonière par donation entre vifs, le 19 janvier 1754, ) la suivante :
Rosalie Rémigeault du Montois, mariée à Bonneval, le 5 septembre 1757, à Georges François de Gogué, chevalier, seigneur fondateur de Moussonvilliers (Orne), porte-étendart, puis brigadier des gardes du corps du roi, capitainede cavalerie, lieutenant des maréchaux de France à Chartres, chevalier de Saint-Louis.
La donataire n'ayant pas eu d'enfant s'avisa à son tour de doter son neveu, Jacques Armand François, comte de Gogué de Moussonvilliers, chevalier, seigneur de Saint-Cyr-en-Artie (au baillage de Magny-en-Vexin), et en partie de Chevannes et Challet au pays chartrain, chevalier de Saint-Lazare, capitaine de cavalerie, à son mariage, le 10 janvier 1785, avec Anne-Marie de Milleville, fille du seigneur de Boutonvilliers à Dangeau.
Après être passé entre les mains de spéculateurs sous la Révolution, le domaine de la Rémonière, amputé de ses revenus féodaux et des fermes qui le composaient, à l'exception de la Basse-Cour, fut acquis, le 15 floréal an VIII par Augustin-Athanase Chéron, « artiste », et Anne Chameroy, sa femme, demeurant à Versailles. Né en 1760, M. Chéron était en réalité chanteur de l'Opéra. A la retraite de M. Chéron en 1802, ils se retirèrent alternativement à Versailles et à la Rémonière, dont ils rebâtirent à neuf la maison de maître. Le 22 décembre 1813, ils cédaient la Rémonière à Marcellin Poullet de Lisle, inspecteur de l'académie d'Orléans, et Adèle Boutet de Mazug, sa femme, acquéreurs pour la somme de 30000 francs.
Né à Janville en 1778, ancien élève de l'Ecole polytechnique (1796), puis des ponts et Chaussées (1798), M. de Lisle entama une brillante carrière dans l'instruction publique, en 1804, comme professeur de mathématiques au lycée d'Orléans. Nommé inspecteur de l'académie d'Orléans, en 1809, il fut appelé au rectorat d'Angers, de Bourges rn 1815, puis recteur de l'académie d'Angers en 1817, de Limoges en 1824. Inspecteur général des Etudes, en 1828, il prit sur sa demande la retraite en 1840, et vint se retirer à la Rémonière qu'il avait transformée en agréable demeure. Homme distingué, M. Poullet de Lisle accéda au fauteuil de maire d'Arrou, en 1842, charge qu'il conserva jusqu'à sa mort, survenue à la Rémonière, le 23 août 1849. La tombe où il repose auprès de sa femme, morte en 1852 à Paris, existe toujours, au cimetière d'Arrou, non loin de la croix centrale.
Son gendre, Prosper-Auguste Poullain de Bossay, lui succéda à la Rémonière. Brillant professeur agrégé d'histoire, d'abord au collège Saint-Louis de Paris (1830), puis au collège Henry IV (1833), M. de Bossay prit, le 14 septembre 1839, les fonctions de recteur de l'académie d'Orléans. De 1845 à 1852, date de sa mise à la retraite, il fut proviseur du collège Saint-Louis, à Paris. Il s'installa dès lors à la Rémonière où il put satisfaire ses gouts de botaniste en remplissant sa serre et son jardin de diverses plantes exotiques.
A l'établissement de la Société Dunoise, on lui offrit la présidence ; il l'accepta et remplit dignement sa fonction de 1870 à sa mort. Il alaissé à cette société des collections importantes et a publié plusieurs articles estimés, dont la « charte de commune de Châteaudun », et un autre travail sur l'origine du mot « Bazoches ». on lui doit la fondation de la Société de secours mutuels (1863), l'implantation d'une école de hameau à la Rifaudière, plusieurs concessions de routes destinées à désenclaver la contrée, etc. Il mourut à la Rémonière, le 31 octobre 1876, à 78 ans, sa femme Marie Théodore Alexandrine Poullet de Lisle, était décédée à Paris, le 1er juillet 1855 à 49 ans. Ils reposent tous els deux au cimetière d'Arrou. Sans enfants ni proches collatéraux, ils léguèrent la château de la Rémonière, par disposition testamentaire, à leur lointain cousin :
Théodore Edme Boutet, comte de Mazug, ancien colonel de cavalerie, commandeur de la Légion d'honneur, demeurant à loches. Celui-ci se défit de la propriété, par acte du 15 avril 1877, au profit de Adolphe Rousset-Saussereau (1832-1910), lequel s'empressa malheureusement d'exploiter les plus beaux arbres ; cette vente lui permit de reconstruire partiellement les dépendances de la ferme.
Après M. Rousset, le domaine passa, par ventes successives, en 1896, à M. Bonnaud, en 1904, à M. Dumas, ingénieur, puis le 29 juin 1918, à Henri de Beauchef de Servigny, né à Saint-Goazec (Finistère), le 22 octobre 1874, ancien vice-président du conseil général du Finistère, ancien professeur de droit à rennes, avocat à Paris, maire d'Arrou, en 1932, mort au Havre, en 1934.
La veuve de ce dernier, Yvonne Moreau de Lizoreux, revendit la Rémonière, le 28 septembre 1936, à M. Mautaudoin.

Les Bois-Besnard

chateau_bois_besnardRLe plus important écart de la commune, à 3 kilomètres du chef-lieu, près de la queue de la Fôret de Bois-Ruffin. Le château qui a remplacé un ancien castel, siège d'une seigneurie depuis le 13ème siècle jusqu'à la révolution.

Cette seigneurie était un fief relevant de Cour-Cheverny et ressortissant, pour sa haute justice, au baillage de Blois. Le seigneur des Bois-Besnard se trouvait aussi vassal de Chaussepot qui, de son côté, était un fief émouvant en hommage des châtels et châtellenies de Courtalain. A cette époque, le seigneur des Bois-Besnard s'appelait Jacques de Paris, écuyer, plus tard, la seigneurie des Bois-Besnard appartint à Denis Bordas. En 1751, les Bois-Besnard étaient la propriété de Denis Givès qui les transmettait ensuite au chevalier seigneur de Croiseil qui les transmettait à son fils, marié à dame Loubes de Saulna.
Pendant que la seigneurie des Bois-Besnard possédait les droits de haute, moyenne et basse justice, on vit vit quelques temps René Thénaisie, bailli du siège. Cette justice était peu importante car les audiences, assez irrégulièrement tenues, ne dépassaient pas en moyenne le chiffre de 4 par année.


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